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PROGRAMME ECOVOLONTARIAT



Contact : Hélene Collongues

mail : ikamaperu yahoo.fr

Justine Philippon Chargée scientifique

mail : justine.philippon hotmail.fr

Le Projet Ikamapérou

Le site de la Media Luna, aux portes de la réserve nationale Pacaya-Samiria (Lagunas, Loreto), est axé sur la protection et la conservation des singes laineux et des singes-araignées en partenariat avec les populations locales.
Ce site possède un centre de réhabilitation, le « Shiringal », où les singes laineux et atèles (belzebuth et chamek) issus du trafic vivent en semi-liberté dans une forêt secondaire de 60 hectares. Depuis les premières libérations réalisées avec succès de 8 singes laineux en 2012 et de 9 atèles chamek en 2013, nous menons un programme de renforcement des populations sauvages de ces espèces en partenariat avec la réserve nationale de Pacaya-Samiria.
Ikamaperu accueille aussi des aras et autres oiseaux d’Amazonie en réhabilitation et occasionnellement des tortues terrestres et aquatiques.

PROGRAMMES ET CONDITIONS D’ADMISSION

L’écovolontariat concerne toute personne âgée de 18 ans à 30 ans ayant une formation en rapport avec l’environnement, la conservation, l’étude du comportement, la médecine vétérinaire, animaliers de parcs zoologiques avec une bonne expérience des primates ou l’animation nature, en bonne condition physique, désireuse d’apprendre, d’échanger et capable de vivre en communauté.
Il convient aussi aux étudiants provenant d’autres formations en année de césure (écoles d’ingénieurs ou autres) ou aux jeunes en réorientation vers les métiers et filières cités ci-dessus.
Le séjour des écovolontaires se déroulera sous l’encadrement général de Justine Philippon, responsable scientifique d’Ikamaperou (doctorante en biologie), et d’un coordinateur diplômé en charge des écovolontaires.
Coût de 1000 euros par personne et par mois.

Les stages s’adressent aux étudiants conventionnés en BTS, Licence et Master 1 des filières liées à la biologie, aux sciences animales et aux métiers de l’environnement ayant des rapports/ mémoires à produire. Les stagiaires bénéficieront d’un encadrement scientifique spécifique à leur sujet d’étude, sur place et tout au long de l’élaboration de leur rapport (analyses résultats si besoin, corrections, suivi avec les référents de stage de vos établissements). Ils seront supervisés directement par Justine Philippon, responsable scientifique d’Ikamaperou (doctorante en biologie) et la prise de données sur le terrain sera encadrée par son assistant/ coordinateur diplômé et formé aux différents protocoles. Les sujets de stage porteront sur des problématiques à définir au préalable avec votre maître de stage, Justine Philippon.
Les stagiaires seront invités à participer aux tâches de l’écovolontariat en fonction du temps qu’ils devront consacrer en premier lieu à leur étude sur le terrain.
Coût de 1200 euros par personne et par mois.

Les programmes d’écovolontariat et de stages sont ouverts de février à août 2020.

Des séjours écosolidaires de 10 jours existent pour les personnes ne répondant pas à ces critères : http://www.ikamaperu.org/?sejour-ec...

Bénévolat : Toute personne ayant des compétences en rapport avec les activités d’Ikamaperu et désirant les mettre au service du projet pendant un minimum de 6 mois à 1 an. Un bon niveau d’espagnol ainsi qu’une expérience de voyage de long séjour (plusieurs mois) à l’étranger est souhaitable. Minimum d’âge : 25 ans.
Biologiste de terrain, soigneur animalier expérimenté en primates
Un entretien préalable devra avoir lieu.

Les stagiaires, écovolontaires et écosolidaires doivent signer un règlement qu’ils s’engagent à respecter. Les stagiaires et écovolontaires doivent remplir un questionnaire de candidature.

Payer la totalité des frais de séjour 1 mois avant le départ pour l’association.
Dans le cas d’un séjour de moins d’un mois, le montant total pour 1 mois complet devra être versé.
En cas de désistement à moins de 30 jours, le montant total sera retenu.
En cas de départ volontaire avant la fin du séjour, aucun remboursement ne sera effectué.
Ne sont pas compris dans ces prix : Les billets d’avion international et local, les excursions, transports et restaurants hors du programme fixé. Les médicaments achetés sur place seront à votre charge.
Pour le versement de vos frais de séjour, n’utilisez pas Paypal, réservé aux donations sur le site. Attendez que nous vous envoyions les coordonnées bancaires de l’association.

Envoyer une attestation d’assurance rapatriement et/ou de soins hospitaliers à l’international (type Mondial Assistance).

Renseignements à envoyer au moins une semaine avant votre arrivée :
Nom, prénom, date et heure d’arrivée à Tarapoto.

CE QUE VOUS POUVEZ ATTENDRE DU PROJET IKAMAPEROU

Le projet Ikamaperu ne dépend pas de l’aide des écovolontaires, une équipe péruvienne et française expérimentée est en charge du bon déroulement des programmes de réhabilitation, de conservation et de reboisement.
Il vous permettra de découvrir les écosystèmes amazoniens et les enjeux d’un projet de conservation.
Le séjour écovolontaire et stagiaire se déroule dans la Centre de La Media Luna uniquement. Le projet prend en charge votre alimentation, logement et formation durant votre séjour dans le cadre exclusif du Centre de la Media Luna.

RECOMMENDATIONS GENERALES

Attention : Si vous ne vous intéressez pas vraiment aux animaux en général et aux primates en particulier, ce projet ne vous convient pas.
Il ne vous convient pas davantage si vous êtes accro à votre portable, aux jeux vidéo ; à Facebook ou au Nutella !

S’intéresser aux animaux sauvages dans un projet de conservation signifie chercher à contribuer à leur autonomie et à ce qu’ils redeviennent indépendants de l’homme afin d’augmenter leurs chances de pouvoir retourner un jour à la vie sauvage. Un conservationniste pense d’abord à l’intérêt à long terme des animaux sauvages. Respectez les consignes de l’équipe pour ne pas vous mettre en danger et ne pas perturber les primates.
Par contre, certains jeunes primates en grande difficulté physique et psychologique peuvent avoir besoin de soins intensifs et d’une présence continue de mamans substituts. D’autres encore, très imprégnés par l’homme, ne pourront jamais être rendus à la vie sauvage. Tout en les encourageant à l’autonomie, ils pourront être accompagnés en forêt et le contact avec l’homme ne leur sera pas refusé étant pour un temps un élément d’équilibre et de bien-être.

Attention : Vous n’avez pas affaire à des animaux de laboratoire. Vous ne pourrez les manipuler, ni faire des injections, ni les soumettre à diverses expériences cognitives ou autres.

SEJOUR ET MISSION DES ECOVOLONTAIRES

Le rôle des écovolontaires est de soutenir les différentes activités du projet et l’équipe dans les tâches quotidiennes :

  • Soins quotidiens aux animaux (aide à la préparation des repas pour les primates, nourrissage des oiseaux et des tortues et nettoyage des enclos, distribution de vitamines)
  • Soins aux juvéniles de la nurserie
  • Soutien au suivi parasitaire des primates : récolte d’échantillons et aide aux analyses coprologiques dans le laboratoire de la Media Luna
  • Enrichissements structurels des enclos et alimentaires
  • Plantations vivrières et programme de reboisement
  • Programme d’éducation environnementale : théâtre de marionnettes et jeux
  • Lutte contre le trafic animal (viande de brousse et animaux de compagnie) : tours de vigilance dans les quartiers de Lagunas, au marché central et au port
  • Participation aux observations comportementales des primates en réhabilitation. L’observation des primates se fait en forêt en suivant exclusivement les sentiers (vêtements sombres, silence) et toujours accompagné d’un encadrant. Il n’est en aucun cas permis de partir seul en forêt. Ces observations se font sous la supervision de Justine Philippon, doctorante en biologie, et d’un coordinateur diplômé et formé aux protocoles d’observation des primates qui vous enseignera à utiliser les protocoles de réhabilitation destinés à évaluer les compétences comportementales des primates pour la sélection des plus aptes au retour à la vie sauvage.
  • Bricolage et aide aux constructions occasionnels

Le projet met à votre disposition une bibliothèque en anglais, français et espagnol. Vous aurez à votre disposition un ensemble d’articles et de dossiers sur les primates du Nouveau Monde, la flore et la faune amazonienne.
Un matériel pédagogique en espagnol est également à votre disposition.

Horaires de travail

Les horaires sont de 7h30 à 12h et de 14h à 17h du lundi à samedi. Il y a un jour libre par semaine, sauf accord préalable avec les responsables.

Sorties & Découvertes :

• Expédition en bateau sur le fleuve Huallaga pour la collecte de graines et de plantes, l’observation des 2 espèces de dauphins de rivière (gris et roses) et la connaissance de la flore et la faune dans une communauté indigène.

• Découverte de la zone de forêt secondaire du Shiringal et de la zone humide bordant le fleuve Huallaga avec un guide local expérimenté.

Pendant leur séjour à la Media Luna, les stagiaires, écovolontaires et écosolidaires pourront visiter la réserve nationale Pacaya-Samiria avec un guide (visite de 3 jours minimum conseillée, prévoir 40 euros/ jour).

INFORMATIONS PRATIQUES ET RECOMMANDATIONS

Logement
La Media Luna est installée sur les bords du fleuve Huallaga, un des grands affluents de l’Amazone. Elle comprend plusieurs grands bungalows traditionnels en bois avec terrasse qui peuvent recevoir confortablement 2 à 3 écovolontaires chacun.

Nourriture
La nourriture locale est à base de poulet, œufs, poisson, riz, pommes de terre, manioc, bananes plantains et fruits. Tous les fruits ne sont pas disponibles en permanence. Vous êtes dans un endroit isolé qui vit en quasi autarcie, vous apprendrez à consommer comme les habitants d’Amazonie ce qui se produit en fonction des saisons.
Les écovolontaires et stagiaires ont une cuisine à leur disposition ; les repas sont préparés le midi par une cuisinière.

Eau
L’eau fournie sur place est potable et ne pose pas de problèmes. Toutefois, si vous êtes très sensible sur le plan digestif, il faudra acheter de l’eau minérale sur place (environ 7 euros pour 15 litres) ou bien vous munir de pastilles micropur.

Climat
Saison des pluies de décembre à avril. C’est la saison des fruits sauvages et il ne pleut pas sans cesse. Saison sèche de mai à octobre. Toute l’année, de magnifiques couchers de soleil.

Argent
Il faudra changer des euros ou des dollars en sols avant votre départ ou à l’aéroport de Lima, ou penser à retirer de l’argent en sols sur votre trajet jusqu’à Yurimaguas (Carte Visa). Les euros ne sont pas utilisés au Pérou. Une fois arrivés à Lagunas, vous ne pourrez pas retirer d’argent, ni payer en CB, ni en dollars.
Pour recevoir de l’argent de vos familles, il suffit de faire un virement international depuis le site de MoneyGram à : Banco Nacional de Lagunas (Loreto) à votre nom. Vous recevrez alors un code confidentiel vous permettant de retirer l’argent à la banque de Lagunas. Attention à envoyer la somme en dollars et non en sols, la banque de Lagunas nécessitant d’appliquer elle-même le taux de change.
http://www.moneygram.fr/moneygram-e...

Communication et Internet
Les portables de vos responsables sur place vous permettent d’être en contact avec Carlos et Hélène à tout moment mais aussi de recevoir des appels (en cas de nécessité).
Lagunas dispose actuellement d’un système Internet 3G, avec l’achat d’une carte SIM (7 sols - 2 euros) et de forfaits mensuels Internet illimités variant entre 20 sols (5 euros) et 50 sols (13 euros) selon le nombre de Go souhaités. Nous vous recommandons vivement l’opérateur Bitel qui offre la meilleure couverture à la Media Luna. Attention de venir avec un portable déSIM-bloqué. L’achat de votre carte SIM pourra se faire à n’importe quelle étape de votre trajet dans une « casa Bitel » ou à l’arrivée à Lagunas.

Pharmacie
Une pharmacie de secours est prévue, de même des gilets de sauvetage pour les sorties sur le fleuve, ainsi qu’un protocole de biosécurité. Veillez cependant à ramener votre propre trousse de médicaments (voir « Préparatifs voyage »).

Vaccins et anti-paludéens
Il n’y a ni fièvre jaune, ni malaria (paludisme) à Lagunas. Toutefois, si vous pensez vous rendre à Iquitos, nous recommandons le vaccin contre la fièvre jaune ainsi que des anti-paludéens.
Nous conseillons également un vaccin antirabique, ainsi que de mettre à jour vos vaccins contre le tétanos et la tuberculose.

Hôpital
Lagunas compte un hôpital avec 3 médecins et un laboratoire d’analyses, ainsi que d’un bateau rapide en cas de problème pour rejoindre Yurimaguas. L’hôpital se trouve à 10 min en motocar du Centre de la Media Luna.
En cas de nécessité de rapatriement, un hydravion est envoyé à Lagunas (avoir une assurance rapatriement est obligatoire).

Lessive
Vous devrez donner votre linge à laver dans le village (2 euros pour 20 pièces de linge), les réserves d’eau à la Media Luna n’étant pas suffisantes pour couvrir la consommation liée aux lessives à la main de chacun.

Recommandations
Nous attendons de vous le plus grand respect envers vos compagnons de stage, les soigneurs d’Ikamaperu, les responsables du projet et les populations locales qui jugent aussi notre travail à travers votre comportement et il va sans dire envers les animaux dont nous avons la responsabilité.
Nous vous déconseillons la fréquentation tardive des discothèques.
Baignades dans le fleuve déconseillées.
La consommation d’alcool et de tabac ou de drogue est strictement interdite.

INFORMATIONS DE VOYAGE

Les trajets AR Lima-Tarapoto-Lagunas jusqu’à l’arrivée à la Media Luna sont à votre charge.

Arrivée à Lima

Pensez qu’il vous faudra une bonne heure pour récupérer vos bagages à votre arrivée à l’aéroport de Lima, calculez donc en fonction votre connexion à Tarapoto si vous devez enchaîner avec ce vol.

Il est essentiel de récupérer vos bagages à Lima avant votre vol pour Tarapoto même si on vous dit en France qu’ils arriveront directement à Tarapoto, c’est faux !! Il vous faudra sinon plus d’une semaine pour les récupérer, en plus du coût important de leur acheminement jusqu’à Lagunas.

Si vous devez sortir de l’aéroport de Lima, vous devez prendre un taxi à l’intérieur de l’aéroport. Le chauffeur doit porter un badge. Vous devez, une fois rentrés dans le taxi, fermer les 2 portes-arrière. Le coût moyen du trajet jusqu’au centre de Lima ou à Miraflores est de 50 sols (14 euros).

Trajets Lima - Tarapoto - Yurimaguas - Lagunas (Centre de La Media Luna)

Sur tout le trajet, vous êtes dans une zone sure et même si vous ne parlez pas l’espagnol, vous n’aurez pas de difficulté, les Péruviens sont serviables et accueillent très bien les étrangers. Les précautions à prendre sont : ne pas prendre de bus ne pas voyager de nuit et prendre uniquement des taxis agrées comme ceux que nous vous indiquons.

Lima - Tarapoto
Le trajet Lima-Tarapoto en avion est d’1h15.
Il est préférable de prendre un vol qui arrive en début d’après-midi à Tarapoto pour partir directement à Yurimaguas et ne payer qu’une nuit d’hôtel à Yurimaguas. N’oubliez pas que l’on ne voyage pas de nuit au Pérou et que la nuit tombe vers 18h. Si vous arrivez après 16h, vous devrez donc passer une nuit à Tarapoto.

Tarapoto - Yurimaguas
A votre arrivée à l’aéroport de Tarapoto, vous pouvez prendre en toute confiance un motocar (de 5 à 7 sols) pour aller au « Paradero de autos San Martin » en direction de Yurimaguas, c’est-à-dire la station de taxis pour Yurimaguas (2h de route). Coût de 20 sols par personne en taxi collectif, 80 sols en taxi privé « express », à votre convenance.
Le voyage entre Tarapoto et Yurimaguas vous permettra de voir la transition entre la Haute Amazonie torrentueuse, où se déploie la dernière cordillère des Andes (la Cordillère bleue) qui abrite la Réserve du Cerro Escalera, et le bassin amazonien avec ses fleuves immenses et sa prodigieuse biodiversité.

Yurimaguas - Lagunas
A votre arrivée à Yurimaguas, hébergement recommandé à l´hôtel « El Naranjo » (coût de 35 à 60 soles la nuit).
Le trajet jusqu’à Lagunas se fait ensuite en bateau. Ikamaperou vous recommande particulièrement l’agence VIP Huallaga (à 5mn à pieds de votre hôtel, vous pouvez aussi vous y rendre en motocar) près de la Place d’Armes qui part à 6h tous les matins, sauf le dimanche, pour 3h de trajet (coût : 60 soles). Vous pouvez aussi prendre le Bravo au port Abel Guerra (coût 40 sols pour une durée de 5h-6h) qui part à 7h. Nous vous recommandons d’arriver une demi-heure à l’avance le matin de votre départ.
Il existe des bateaux à hamacs très folkloriques qui partent parfois dans la matinée : el Kilomay, el Romantico, el Danubio, etc. (coût 30 soles, durée du voyage 10 heures).
Attention, il est impératif dans tous les cas d’aller réserver votre ticket de bateau la veille de votre départ et de s’assurer des horaires qui peuvent parfois varier.

Evitez d’arriver le samedi à Yurimaguas considérant qu’il n’y a souvent pas de bateau le dimanche à pour Lagunas et qu’il sera plus compliqué pour l’équipe d’Ikamaperu de vous accueillir un dimanche.

Une fois votre trajet réservé, veuillez contacter Justine Philippon qui vous accueillera à la Media Luna au +33 672 34 38 34 par Whats’app ou au 930 431 726 pour l’informer de la compagnie avec laquelle vous arrivez. Un motocar vous sera envoyé pour vous récupérer au port de Lagunas lors de votre arrivée et vous déposer à la Media Luna.

Suggestions

Hôtel à Lima : Hôtel María Luisa : http://marialuisa-hotel.com/
Hôtel Tarapoto : Plaza del Bosque (http://www.plazabosque.com/) ou Monte Azul (http://www.hotelmonteazul.com.pe/).
Vols intérieurs Lima-Tarapoto : comparez les prix, modalités de bagages et horaires des différentes compagnies assurant les trajets Lima-Tarapoto (Starperu, Peruvian Airlines, Sky, Lan Peru, LCP), les compagnies offrant les vols les moins chers et les plus réguliers étant généralement Starperu et Peruvian Airlines (environ 100 euros l’aller-retour selon l’avance et les dates auxquelles vous réservez).

PREPARATIFS VOYAGE

Le Pérou n’exige pas de visa pour les touristes. Avoir un passeport en cours de validité.

Procurez-vous une assurance rapatriement et/ou une assurance hospitalisation internationale.

Nous vous recommandons la carte Visa ou autre internationale acceptée partout, sauf à Lagunas.

Vêtements :
Vêtements de travail dont tee-shirt manches longues et pantalons amples et légers. Poncho de pluie. Bottes indispensables à acheter sur place 20 sols (5 euros). Chapeau. Quelques vêtements de ville pour sortir à Lagunas.

Equipements :
Lampe de poche, appareil photo (il est conseillé de prendre une assurance vol), sac à dos, jumelles (indispensables pour les observations des primates en forêt), ordinateur (pour les stagiaires).
Couvertures, draps et moustiquaires sont fournis.
Prises électriques : Au Pérou, tous les types de prises fonctionnent.

Médicaments et hygiène :
Médicaments pour problèmes intestinaux (charbon végétal, probiotiques, extrait de pépin de pamplemousse, anti-spasmodiques, Smecta), antibiotiques, anti-histaminiques, anti-douleurs, désinfectant, pansements.
Anti-moustique bio. Crème solaire. Serviettes de toilette.
N’utilisez que des shampooings, savons et détergents BIO.

A mettre pour les stages :

MODÈLE DE CONVENTION DE STAGE

L’ORGANISME D’ACCUEIL
Nom : Ikamaperu
Adresse : La Media Luna, Lagunas, Alto Amazonas, LORETO 16551, PÉROU
Représenté par : Hélène Collongues de Palomino
Qualité du représentant : Présidente Ikamaperou
Service dans lequel le stage sera effectué : Centre de conservation de la Media Luna
Tél : 00 51 926 017 265
Mail : ikamaperu yahoo.fr
Lieu du stage : idem

ENCADREMENT DU STAGIAIRE PAR L’ORGANISME D’ACCUEIL
Nom et prénom du tuteur de stage : PHILIPPON Justine
Fonction : Responsable scientifique
Tél : (0051) 930 431 726
Mail : justine.philippon hotmail.fr
SUJET DE STAGE : Étude du comportement d’un groupe de singes laineux pour sa conservation in situ

Infos supplémentaires :

  • Charge horaire hebdomadaire : 37 h
  • Ikamaperou est une association française loi 1901 (forme juridique), mais nous n’entrons pas dans la catégorie des associations qui ont un numéro Siret (ne recevant aucune subvention de l’état français ni de collectivités locales),
  • ni de code NAF ou APE car nous n’avons pas demandé à être considérés comme une entreprise.
  • Ikamaperou n’est affilié à aucune fédération.
  • Effectif des salariés : l’association travaille au Pérou (les impôts et les charges sociales des 2 travailleurs sont payés à l’état péruvien) et n’a donc pas de salariés en France.

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Clara Marino, 19 ans, écosolidaire du 2 au 13 août 2016, étudiante biologiste à l’ENS

" Je repars Ikamaperu avec des étoiles plein les yeux. Ces quelques jours plein d’aventures à la Media Luna on fait de mon périple au Pérou un voyage génial !
Merci à toute l’équipe d’kamaperu de permettre à des « non-initiés » comme moi de passer de si beaux moments. Plus que merci, je tiens en fait à vous féliciter pour le travail que vous faites tous et toutes. Vous vous investissez dans une mission remarquable.

Tout y est : la sensibilisation des populations, la lutte contre le trafic, le sauvetage d’animaux, le soin aux animaux, la remise en liberté, la découverte de l’Amazonie,... Par votre volonté et vos actions vous permettez à des jeunes comme moi de passer des vacances fabuleuses (pour le moment les meilleurs de ma petite vie) et de vivre des moments inoubliables.

Je citerai par exemple les 2 jours en bateau sur le fleuve Aypena pour observer les dauphins roses et gris avec un camps sauvage pour la nuit, les 3 jours d’excursion dans la réserve national de Pacaya-Samiria (petit paradis), voir des singes grandir et se réadapter à la vie sauvage qui aurait toujours dû être là leur, relâcher un animal pour qu’il retrouve sa liberté, manger des bananes cuites (je ne savais pas que c’était possible et en plus que c’était bon !), s’occuper jour et nuit d’un bébé laineux, se trouver face à des bêtes incongru (le kinkajou, cette espèce si rare, mais aussi un capibara ou les loutres géantes), jouer au Uno avec des règles approximatives, voir un coucher de soleil sur le fleuve Huallaga....

J’oublie certainement des choses formidables, mais peu importe, c’était fantastique ! Un seul regret : c’était trop court... Mais du coup ça donne envie de revenir et de se lancer plus profondément dans ses projets qui sont passionnants.

Muchas gracias a todos !!
Hasta luego Clara

Camille Garcera, écovolontaire aout 2016

"La grande question qui se pose maintenant c’est comment je vais revenir en France et reprendre ma vie d’avant. Comment vais-je quitter ce petit paradis. Mon stage d’éco volontariat à la Media Luna est passé bien trop vite.
Je suis arrivée un samedi à la Media Luna...la forêt amazonienne, les animaux...seulement la nature et moi, mon rêve.

Mais dès le début de mon stage je fus rapidement confronté au trafic d’animaux car je suis arrivée à un moment où l’association était bien engagée dans cette lutte. Cela faisait bien longtemps que je m’intéressais au braconnage mais quand on est en plein dedans c’est totalement différent, c’est encore pire. J’ai vu des choses horribles, j’ai vu la pure cruauté humaine, la torture simplement pour la torture.

A l’arrivée de nombreux animaux rescapés du trafic j’étais heureuse de leur sauvetage mais j’ai surtout eu le cœur brisé de voir l’état dans lequel ils arrivaient. Comment on peut faire subir cela à un être vivant. Beaucoup n’ont pas survit. Je n’imaginais pas à quel point la lutte contre le trafic était dure, non seulement pour récupérer les animaux mais aussi pour les soigner et leur permettre de retrouver une bonne santé par la suite.

Pendant ces moments difficiles il y a eu la rencontre avec Ikumi, petit bébé laineux rescapé du trafic. J’ai été sa maman de substitution pendant un mois. Je l’ai eu deux semaines après son arrivée, elle était encore bien fragile, maigre, pleins de champignons sur le corps, un regard absent et aucune envie de jouer ou même marcher. Ça n’a pas été facile car elle avait besoin d’une attention constante, il fallait se réveiller toutes les nuits, la porter, la soigner, la nourrir et l’encourager à explorer son environnement.

Mais tout ça n’est rien quand elle plonge son regard dans le mien, quand ses petites mains agrippent mes cheveux ou quand elle s’endort dans mon cou. Elle a grandi si vite, elle a son petit bidon (digne des singes laineux), elle n’a presque plus de champignons et elle arrive à tenir toute seule sur moi. La première fois où elle a réussi à s’agripper sans mon aide se fût comme si elle avait fait ses premiers pas. En si peu de temps je ne pensais pas m’y attacher autant.

Rescapée du trafic, je prie encore tous les jours pour qu’elle survive car même si elle a été sorti des conditions horribles dans lesquelles elle vivait, rien n’est encore joué pour elle car malheureusement sortir les animaux du trafic ne suffit pas pour crier victoire.

En venant dans cette association je n’imaginais pas pouvoir vivre une expérience aussi extraordinaire. Je m’attendais déjà à de belles choses en venant ici, mais la réalité fut encore plus belle. Ce fut merveilleux d’être la maman d’Ikumi (j’espère de tout mon cœur pouvoir la revoir) mais aussi de m’occuper des autres singes, des tortues et des perroquets.

C’est une expérience enrichissante tant sur le plan professionnel que personnel, j’en ressors grandit. C’est une belle leçon de vie de la part des animaux eux-mêmes mais aussi de la fabuleuse équipe d’Ikamaperu sans qui rien ne serait possible.

Je tiens à faire ce témoignage afin que plus de gens puissent connaitre cette association Ikamaperu et puissent l’aider de quelque manière que ce soi
« Le Monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans rien faire » Albert Einstein. Camille

Marine Olivier, 24 ans, ecovolontaire/stagiaire en éthologie pendant 9 semaines de février à avril 2016, étudiante en 3e année d’Agronomie option technologie animalière en Belgique.

Marine a réalisé son stage de fin d’étude sur l’imprégnation à l’homme chez les singes laineux recueillis à la Media Luna en réalisant chaque jour des observations expérimentales sous la direction de l’ethologue d’Ikamaperu. Ce projet s’incluait dans le protocole d’études comportementales plus large mené à Ikamaperu sur l’évaluation du succès de réhabilitation et des aptitudes au retour à la vie sauvage des laineux du centre, voué à déterminer les individus qui seront prochainement relâchés.

" J’ai passé un séjour inoubliable à Ikamaperu. Je ne savais pas à quoi m’attendre en arrivant ici. J’avais du mal à imaginer et ne m’attendais à rien de précis. Je rêvais juste d’une aventure, d’un changement, de vivre quelque chose que je n’avais pas encors vécu jusqu’ici. Et c’est chose faite. Venir ici m’a apporté un dépaysement total, des moments inattendus, des rencontres et une ouverture sur la culture d’Amazonie.

Être au cœur de l’association, découvrir les singes et apprendre à les connaître m’a beaucoup apporté, temps personnellement que professionnellement.

Je tire mon chapeau bas à l’équipe Ikamaperu et à Hélène et Carlos, leur association est tellement utile, nécessaire. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils ont construit et ça m’inspire énormément.

Bon sang que ça a été dur de quitter cet endroit.

Marine Olivier

Margaux Vincent, 21 ans, écovolontaire/ stagiaire pendant 10 semaines de mai à août 2016, étudiante en IUT génie biologique option agronomie à Perpignan

" Avec mon grand sac presque vide et mon petit cœur tout plein, je quitte la Media Luna ce mardi 1er août, toute chamboulée...

Je mets en garde quiconque entre ici, comme je l’étais en arrivant, un petit peu trop blindée, un petit peu trop braquée, peut-être aussi un petit peu trop fermée. Si l’on joue le jeu, si l’on tend l’oreille, qu’on ouvre les yeux, et si, par bonheur, on ouvre aussi un peu son cœur, alors ici, il peut se produire quelque-chose de fou..

Chaque jour est différent, parfois l’on rit, d’autres fois moins. Il arrive que l’on doute, et c’est comme si tout ce qu’on avait construit avant, s’écroulait, et puis, on se serre les coudes, et c’est reparti. C’est ça que j’ai appris à la Media Luna : C’est reparti. C’est petit à petit, tous ensemble que l’on avance. Parce que chaque jour compte et que tout est à faire. Rien est acquis, posé, immuable, tout bouge, tout le temps, et il faut se remettre en question sans cesse. Ici on vit, tout simplement.

Un profond et respectueux merci à vous tous, l’équipe, vous qui êtes l’énergie et la force d’Ikamaperu, pour cette expérience extraordinaire, cet ouragan, que vous m’avez fait vivre durant ces 10 semaines.

Je suis si fière d’avoir pu mettre ma petite pierre à l’édifice de la conservation, cette cause si noble. Je suis heureuse d’avoir rencontré des personnes aussi merveilleuses et acharnées et d’avoir eu la chance de partager leur quotidien et oeuvré avec elle à un monde meilleur.

Je vous garde dans mon cœur et vous dis à très bientôt car nos chemins se recroiseront...

Qu’ai-je fait pendant mon stage au sein de l’association ?
Durant mon stage de 10 semaines, j’ai participé à l’étude menée par l’éthologue du centre, sur la réhabilitation du groupe de laineux. Pour cela, je me rendais sur le terrain avec elle, tous les jours, pour effectuer des prises de données concernant différents critères d’étude : suivi en forêt pour étudier la composition des groupes et la locomotion arboricole des singes, scan d’imprégnation pour déterminer si les singes sont très imprégnés à l’homme ou pas, suivi d’une femelle (et de son jeune bébé) en particulier pour comprendre la place que ce dernier a dans le groupe. J’ai particulièrement travaillé sur une partie du processus de réhabilitation, les comportements sociaux, en étudiant les interactions entre les singes du groupe (c’est sur cette étude là qu’a donc porté mon rapport de stage).
J’ai également touché à toutes les activités du centre : nourrissage des singes, des tortues et des perroquets, nettoyage des enclos, éducation environnementale, etc.

Qu’est-ce que ça m’a apporté ?
Beaucoup de choses ! D’un point de vue scientifique, j’ai trouvé cette étude passionnante parce qu’elle permet de mieux comprendre les conséquences de la captivité sur les comportements naturels des singes.
C’est également extraordinaire de participer à une étude dont le but ultime est de constituer un groupe de singes qui sera relâché par la suite.
D’un point de vue humain c’est aussi une sacrée expérience ! J’ai été pendant 10 semaines au contact de personnes passionnées qui m’ont permise d’apprendre plein de choses sur les singes, leurs comportements, leur mode de vie, mais aussi sur la forêt et la nature en elle-même. Leurs savoirs, toujours inculqué avec patience, sera très utile pour mon futur.

Qu’est-ce qui m’a le plus plu ?
J’ai beaucoup apprécié le fait que les activités et les types d’observations soient variés, même au cours d’une journée, ça permet d’avoir une vision plus générale de la réhabilitation mais aussi de mieux comprendre le fonctionnement des singes laineux.
Le fait de toucher à toutes les activités du centre permet aussi de se sentir vraiment utile et d’avoir l’impression d’agir au quotidien pour ces espèces protégées.

Margaux Vincent

Fanny Falise, 24 ans, ecovolontaire pendant 3 semaines en février 2016, soigneur animalier

" Très bon accueil à la Media Luna. Warren, le responsable, me présente les lieux, mon bungalow qui est splendide. C’est immense... L’endroit est magique... Je garde de très bons souvenirs du coucher de soleil, de la belle vue sur le fleuve, de la faune et de la flore locales. Grâce à Maria, la cuisinière, j’ai pu découvrir de nouvelles saveurs à travers ses excellents plats. Je conserve de très bons moments en mémoire avec toute l’équipe de la Media Luna. Ce fut un bonheur de travailler avec Nilo, Rubino et Aldo, les soigneurs d’Ikamaperu dont dans la joie de vivre et le sourire sont communicatifs. J’ai adoré les aider à préparer la nourriture des singes, nettoyer les cages et faire de la reconnaissance de singes, ainsi que construire des enrichissements pour les cages avec eux. Merci à eux et aussi à Warren pour sa gentillesse, il a toujours tout fait pour que l’on se sente bien. Les récits qu’il nous faisait le soir de ses expériences en forêt et des contes de l’Amazonie étaient passionnants et enrichissants. Et merci à Justine que je suis ravie d’avoir rencontrée et qui m’a appris plein de choses sur l’ethologie.

J’ai eu la chance de partir 5 jours dans la réserve Pacaya-Samiria avec 2 biologistes et 1 ethologue (Justine) pour participer à une mission scientifique dont le but était d’étudier les populations de singes sauvages dans la future zone de réintroduction des laineux de la Media Luna. C’était très intéressant, j’ai appris plein de choses, vu des singes hurleurs, saimiris, capucins, sakis, laineux sauvages, paresseux, dauphins et aras... Un rêve pour moi de pouvoir les observer en milieu naturel.

Mes plus grosses pensées vont aux singes de la Media Luna, ils vont me manquer... Je leur souhaite de continuer à vivre heureux au milieu des leurs.

Merci à Hélène et Carlos pour l’existence de cette association, pour leur travail extraordinaire, leurs projets pour la conservation. C’est une belle réussite.

Fanny Falise

Marc Griesheimer, Professeur à l’Université de Provence, Département d’histoire romaine

Permettez-moi de vous remercier de m’avoir accordé la chance de passer deux semaines à la Media Luna et aussi de vous dire ma sympathie pour l’initiative qui vous a conduit à créer Ikamaperu et ce havre de paix pour les animaux traumatisés, parfois mutilés, par la cupidité et les pratiques humaines. La prise en compte de la souffrance animale n’est pas un luxe mais un devoir d’humanité ; votre association œuvre en ce sens..
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Mon séjour fut passionnant mais je m’en doutais avant mon départ ; il fut aussi heureux tant l’équipe péruvienne que vous avez su réunir est plaisante et serviable : Aldo, Nilo et Rubino partagent le même engagement au service des animaux, tous trois méritent éloges et sympathie ; le hasard de mes curiosités et aussi de sa fonction font que j’ai passé de longues heures avec Aldo et que nous avons beaucoup parlé mais ses deux collègues ne lui sont pas inférieurs. Warren a été particulièrement précieux et efficace et je n’aurais de cesse de penser à nos excursions en moto ; « l’equilibrio » est essentiel répétait-il !

La passion de Justine pour les singes fait plaisir à voir Il est bon que nos jeunes chercheurs s’investissent dans la recherche et la conservation.
Les élèves vétérinaires, Célia et Carole, autant que tous les autres français présents pendant mon séjour : Boris, Clara, Camille, Benoît et Elise, ont tous fait preuve de belles qualités humaines et d’une sensibilité peu commune dans leurs relations avec vos pensionnaires.

L’arrivée des 200 perroquets, des deux jeunes atèles, de l’atèle femelle adulte, du du Capucin noir, des deux Saïmiris, et du Kinkajou m’a bouleversé. Tous portent les marques dans leurs chairs ou leurs plumes des traitements violents qu’ils ont subis ; il fallut des jours pour que ces bêtes, épuisées par les conditions de leur captivité et la privation d’eau et de nourriture, retrouvent le comportement de leur espèce.

Soyez remerciée d’avoir créé ce centre d’accueil et de réhabilitation. J’ai eu la joie de voir le Capucin noir retrouver la forêt et le Kinkajou grimper (enfin) aux arbres. J’aurais aimé assister à l’envol des Touis mais le temps a manqué ; les plumes repoussent moins vite que nos contraintes calendaires.

Au cours du séjour, j’ai recensé une centaine d’espèces d’oiseaux à La Media Luna et dans ses environs immédiats, c’est peu eu égard à la richesse de l’avifaune péruvienne, mais là encore le temps manqua ; j’ai pu identifier une zone de reproduction de Becs-en-ciseaux noirs (Rynchops niger), Sternes à gros bec (Phaetusa simplex), Pluviers de d’Azara (Charadrius collaris) (qui sont d’ailleurs en train de nicher) sur un banc de sable de la rive gauche du rio Huallaga.

J’ai cependant un (petit) regret que je vous livre en l’état, celui de ne pas être resté davantage. La formule « 15 jours » est excellente pour des gens pressés mais pour une fois, je ne l’étais pas. Ces vacances péruviennes ont d’ailleurs été les plus longues de mon existence ; la guerre en Syrie et l’insécurité en Tunisie me privent pour l’instant de mes chantiers habituels. J’ai donc pris le temps d’observer vos pensionnaires, singes et oiseaux, de les reconnaître jour après jour, de les aimer aussi pour ce qu’ils sont, un puissant témoignage de vie et de courage .
Marc Griesheimer

Apres deux mois passés a la Media Luna Margaux Vincent nous a envoyé ce message émouvant où elle transforme un sentiment de révolte et d’impuissance en détermination a continuer a nos cotés a lutter contre le trafic.

Voici sa lettre :

« Coucou , je suis bien arrivée à Tarapoto, je suis dans mon motel et je pense fort à vous...
Je dois te dire que ça s’est très mal passé dans le bateau Justine... J’ai eu la malchance de tomber dans le trajet d’une famille de trafiquants... J’ai passé le trajet à me retenir de pleurer, c’était dur de passer ça seule.

Ils avaient de tout et en quantité importante : 4 caisse de petits loritos verts (il y avait facile 10 à 15 par caisse), 1 caisse de grands perroquet (j’ai pas vu mais je les ai entendus tout le trajet, je dirais qu’il y en avait au moins 2), 1 tamarin accroché à une corde et après avoir fouillé dans leurs cartons, j’ai trouvé 2 laineux (1 bébé, entre NUKURAY et SISU et 1 juvénile de la taille de TAMCHI) en piteux état ainsi que des cartons à la contenance non identifiée.

J’ai pu poser des questions à leur gosse qui était assis à côté de moi : c’est le papa qui chasse et ensuite ils vendent tout. La quantité était tellement impressionnante que j’ai essayé de te joindre tout le trajet pour qu’on appel la fiscal et qu’ils interceptent le bateau à l’arrivée. J’ai pris beaucoup de photo que je te joins (la tête du connard me dit un truc).

J’ai rencontré des touristes (ceux qu’on a croisé hier soir et qui ont fait une blague à Boris) qui étaient révoltés. Ensemble, on a essayé de joindre la police de Yurimaguas (grâce au numéro sur ’le routard’) mais c’était très risqué parce qu’on sentait que la famille était suspicieuse et il y avait tellement peu de place dans le bateau qu’on était tous collés les uns aux autres, impossible de passer un appel discrètement.

Et ça n’a pas loupé : le papa est descendu avec un des fils et les singes au port international avant Yurimaguas (pour faire passer la ’marchandise’ par les routes intérieures ?). Je pense qu’il a capté ce qu’on faisait, on a surement pas été assez discrets. Dans tout les cas le réseau pourri ne permettait pas de joindre qui que ce soit.

Arrivée à Yurimaguas, grand spectacle : j’ai vu la femme glissé les caisses restantes à un passeur. Ils étaient pressés mais on s’est foutu en travers du chemin de la femme pour la ralentir, avec le couple de touriste. On a cherché en vain la police du port après avoir bien fait comprendre à cette péruvienne que ce qu’elle fait est interdit. Le couple voulait que je reste pour qu’on aille faire une dénonciation... Je me suis remémoré comment ils t’avaient reçu et je me suis dit que ça en valait pas la peine.

J’ai été écœuré toute la journée, il y avait tellement de bruits d’animaux en détresse dans ce bateau...

Et puis tu vois, une fois la colère passée, lorsque j’étais dans le taxi j’ai eu 2h pour penser à tout ça et je me suis dit que c’était quand même dingue que, même pour mon retour, je sois confronté à ça. J’ai réalisé à quel point le fait d’avoir envie de lutter contre ce genre de chose, ça avait un sens profond pour moi. Je me suis dit que je voulais que ça fasse partie intégrante de ma vie.

Evidemment que je vais revenir, plus que ça même, ça s’est imposé à moi comme une évidence, je sais pas comment te dire, je me suis dit clairement que c’est comme ça que je voyais ma vie future : entre la France et IKAMAPERU. J’ai été révolté et ça m’a encore plus donné envie de me bouger !. Margot »
Tout d’abord, je tiens à vous remercier de tout cœur de m’avoir accueillie au sein de l’association. C’était très enrichissant, émouvant et intense. On ressent beaucoup de bienveillance et d’humanité à la Média Luna et ça fait très chaud au cœur. Margaux

Jennifer Bonhomme
C’était la première fois que je partais aussi loin de chez moi et c’était un dépaysement total qui chamboule un peu l’esprit.

J’étais consciente avant de partir des difficultés que la conservation in situ impliquait mais le voir et le vivre est une toute autre chose. Le braconnage est si présent qu’il peut donner un sentiment d’impuissance mais le sauvetage d’un individu comme le petit Nukurai par exemple est un pas de plus vers un futur meilleur.

Ce que vous avez crée est magnifique bien que malheureusement nécessaire.
Certains regards et attitudes des singes m’ont bouleversée. Et d’autres donnent tellement d’espoir qu’ils animent un désir très puissant de continuer à lutter pour leur préservation.

J’admire votre détermination et votre combat et je suis honorée d’y avoir contribuer même si je ne suis pas restée longtemps, ce que je regrette. Mais maintenant je connais le chemin donc je saurais revenir.

L’accueil de Warren, Nilo, Rubino, Aldo et Justine a été si chaleureux que les quitter était bien sûr douloureux. Les connaître et échanger avec eux était un vrai bonheur.
Le site est exceptionnel et voir les singes évoluer tout en haut des arbres après ce qu’ils ont vécu est magnifique.

Voir Nukurai se déplacer dans son petit arbre était très émouvant également. Il est très doué et je suis sûre qu’il deviendra très vite un prince des cimes à son tour.
La naissance du petit Kusui est aussi un immense espoir et un véritable cadeau pour l’association.

Bien sûr, je souhaiterais que Ikamaperu n’est pas besoin d’exister et que l’homme prenne conscience de la beauté du monde dans lequel nous vivons.

Mais l’association a le lourd devoir d’être là et surtout de continuer à œuvrer.
Pour cela, vous pouvez compter sur mon soutien et à mon faible niveau, je ferais le maximum pour la faire connaître et sensibiliser les gens autour de moi à ce que vous faites.

Merci encore, pour tout et à très bientôt.

Ikamaperu está en mi corazón.

Jennifer Bonhomme

Marilyn Andre :

« Ce fut deux semaines très riches et intenses en émotions et sentiments car nous avons vécu différentes situations : des interactions positives entre les laineux, des rencontres et des aurevoirs émouvants, être dans le vif du sujet du trafic et du braconnage, rigoler, pleurer et tout sa en une seule journée, c’est bouleversant, je ne m’y attendais pas.

Les bungalows sont très confortables et bien aménagés, je ne m’attendais pas du tout à cela. J’ai vraiment apprécié le mode de vie à la Media Luna mais aussi le motocar ! :) Tout était nouveau donc forcement extraordinaire pour moi. J’ai beaucoup appris sur les laineux et leur comportement pendant les sorties en foret.

Toute l’équipe est adorable ils sont tous très sympas et différents, c’est vraiment intéressant les différentes relations que l’on peut créer en deux semaines avec plusieurs personnes. Maria, Warren, Rubino, Aldo, Nilo ! les aurevoirs n’étaient pas facile ! vous m’aviez prévenue que deux semaines c’était court et oui c’est sur que ça l’est ! Ils ont été très patients pour la compréhension de notre espagnol ! On a beaucoup rit aussi ! On a bien mangé !. Maria va me manquer pour ses bon repas aussi ! (je suis repartie avec la recette du cebiche !)

Je ne reviens pas de tout le travail que vous avez fait en 20 ans, c’est super vraiment. Et surtout de ne pas baisser les bras face à l’indifférence des autorités, entre autres. car on a l’impression de faire 1 pas en avant et le lendemain 5 en arrière, c’est très dur en deux semaines alors en 20 ans, je ne peux même pas l’imaginer.

Merci de m’avoir permis de vivre une experience aussi extraordinaire. »

Charline Decombaz et Axel : Bonjour Hélène !
Je vous écrit ce mail pour vous remerciez du fond du cœur pour cette expérience incroyable que l’on vient de vivre à la media Luna. Nous venons tout juste de rentrer en France après quelques jours supplémentaires dans le sud du Pérou, mais c’est le cœur gros que l’on a quitté la media Luna.
Ce fût court mais tellement intense. Nous avons tant appris sur les primates et les laineux en particulier grâce aux autres ecovolontaires et à Justine qui fait un travail incroyable...
Je trouve génial qu’ikamaperu puisse ouvrir ses portes, le temps de 2 semaines, à des personnes comme nous qui sommes totalement novices en matière de préservation de l’environnement et du monde animal.
Ce fût 2 semaines de parenthèse de pur bonheur dans nos vies. Avec en prime la sensation d’avoir était (un tout petit peu) utile à l’association.
Un énorme merci à l’équipe sur place. En particulier à Aldo qui est vraiment au top avec les ecosolidaires, toujours le sourire et cette passion communicative des animaux (et des plantes de la forêt !)
Et surtout un énorme remerciement à vous , sans qui tout cela ne serai pas possible.

Merci encore
Decombaz Charline et Axel, 2 ecosolidaires du mois de juillet heureux et enrichis de cette expérience.

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