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Une espèce protégée en porte-clef vivant



Ikamaperou travaille depuis des années avec la réserve nationale Pacaya Samiria entre autres pour la protection des tortues taricayas, une espèce protégée par la législation péruvienne et la convention internationale Cites. Avec le soutien logistique pour la collecte des œufs, la création de plages artificielles à la Media Luna, Ikamaperou libère environ un millier de petites tortues dans la réserve Pacaya Samiria chaque année.
Dans le cadre de la nouvelle loi de faune et flore l’Etat péruvien qui se félicite de la gestion communautaire pour la protection de l’espèce a établi un quota annuel de prélèvement de 294000 tortues taricayas.

Mais aucune étude ne permet d’évaluer l’impact de ce prélèvement sur la population de cette espèce ni sur les bénéfices qu’en retirent les communautés indigènes locales .Des études suggèrent que ce sont les intermédiaires qui tirent la plupart des bénéfices de cette exploitation. L’Etat péruvien a autorisé l’exportation des taricayas aux entreprises Tropical fish Farm aquarium et à Aquatrade la première ayant déjà été accusée de trafic de faune. Ces entreprises exportent les tortues principalement en Asie ou elles deviennent des porte-clefs vivants avec une durée de vie de quelques semaines .Les quantités envoyées seraient bien supérieures à celles déclarées selon la Lufthansa chargée du transport de plus de 300 000 bébés tortues originaires de Pacaya Samiria.

Avec de nombreux activistes dont NPC nous avons demandé aux autorités régionales et nationales l’arrêt de tous les permis jusqu’à ce que la viabilité de ce projet soit démontrée.


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