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Le retour des fugueuses



Elles avaient disparu depuis des mois. Deux ateles fugueuses.

La petite atèle chamek Téwé partie en foret avec sa mère et jamais revue, Irwaka la jeune atele belzebuth partie avec sa complice Piripiri étaient toutes restées introuvables.

Si la migration des jeunes femelles à la recherche d’un groupe extérieur est dans la logique de l’espèce pour éviter la consanguinité la disparition de la plus jeune était inquiétante dans une forêt emplie de prédateurs.
Ce sont les gens du village qui ont commencé à signaler la présence d’un ventre blanc dans un bois proche du port. Puis d’une autre encore dans une lointaine forêt au bord d’une rivière.

Toute l’équipe s’est mobilisée avec l’aide des villageois. C’est Agapo le plus jeune et athlétique de la bande qui a lancé une course poursuite dans les arbres se terminant par un saut final dans le vide ou Rubiño armé d’un filet a pu récupérer les fugitifs. Aucune n’avait perdu de poids et elles ne présentaient aucune atteinte physique.

Toutes les deux ont manifesté une grande joie en retrouvant leur groupe. Si l’instinct de migration reste fort celui du groupe est aussi puissant. Cette longue escapade aura démontré la capacité de jeunes atelesl à survivre seuls pendant près de six mois sans la protection de leur groupe.


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